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Le conteur tourne en rond
Je souffle, cours, souffre, court La mort dans larme, même si j'étouffe A plein poumon, je rechigne à m'arrêter pour reprendre de l'air de rien Des jours meilleurs passent leur tour 33 ! ça tourne. Encore ! Je me demande : Comment ? J'y suis. Parvenu ! Plus un, plus un, plus ... l'addition s'allonge et je me répands en Fin.
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Lente heure
Chaque jour une dose de mort fine Coule dans mes vaines tentatives. Comme alibi : la vie en gris Me précipite dans mes regrets Toujours un oeil vers la sortie Je me mets à l'ombre d'un doute Frottement des pensées qui me brûle Les elles battent en retraite Las d'attendre mes mots en différé Las d'entendre mes maux peu différents En manque de temps, accord perdu Ma vie au ralenti se ment Me réfrène des deux pieds
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Déséquilibriste
En amour je suis cupide On m'attend au tournant Je tire sur la corde sensible Ris jaune de moi et décoche Marre de faire perdre le temps Je parle à tort et de travers Et me fends d'une plate attitude Cherche un accès l'air de rien Je repars dans tout mes sens Mais panse mal, m'éparpille Ses yeux transpirent de peine Leurs chaudes larmes me douchent Froidement, je me casse la fissure
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Stupeur étranglement
La vie le rattrappe et la mort le double Il perd un père et passe Un mauvais quart d'heure Il se cache cache dans un coin de sa tête Et en prend la forme acérée Il tourne sa langue cette fois A vent de parler pour ne rien dire Mais l'être angle ment et se tord Le coup en plein coeur.
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Dommage posthume
Aujourd'hui je m'appelle Jean-Marc, c'est mon autre prénom Tout les jours il s'appelle Jean-Marc, c'est son unique prénom Il m'appelle "le Romu" car je suis son Romu Je l'appelle "Mon Poupa" car c'est mon papa
Il a toujours eu 30 ans d'avance sur moi Mais ce matin il a rencontré la mort de sa vie Depuis je commence à le rattraper Il aurait pu attendre que je mette mon clignotant
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Des hires coupables
Tu désarticules quand tu parles
Et refermes ta bouche d'incendiaire.
Tu resserres l'âme hachoir
Car tu enrages dedans.
Tu te jettes de la poudre aux yeux
Et grattes une allume-être
Tu eteints celle dans ton coeur
Et ton esprit fera peur, fera PAN !
Tu essuies les tirs mais saignes
Un pacte qui te pèse, détonne
Trop lâche pour cesser le feu
Tu enfiles ton gilet part belle
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Détournement de fond
L'un contre l'autre ils monologuent
Sourds et mal entendus
Se croyant libres d'échanges
Ils se coursent pour la forme
Sans jamais toucher le fond
L'orgueil en talonnette
Ils assènent leur formules simplettes
Mais ne font que jouer sur les maux
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